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Hérault solidaire Montpellier

  • Quel Impact des piles sur l'environnement et la santé, fin ?

     

    Fin de notre dossier sur l'impact environnemental et sanitaire des piles et leurs métaux lourds... 1ere partie et 2eme partie du dossier

    LE ZINC

    Le zinc est un oligo-élément nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme. Mais de grandes quantités de sels de zinc, absorbées par la nourriture, peuvent entraîner des douleurs d'estomac. En outre, certaines données indiquent que les prises accrues de zinc favorisent l'artériosclérose. Des aberrations chromosomiques ont été signalées dans les lymphocytes des travailleurs de l'industrie du zinc. De nombreuses études confirment qu'un excès de zinc peut induire des effets mutagènes dans certaines cellules. Dans l'environnement, il arrive que le zinc atteigne des concentrations tellement élevées dans le sol que la récolte agricole s'en trouve diminuée. En fin, le zinc peut freiner les activités des organismes du sol. Il est parfois responsable de la disparition du ver de terre dans certaines régions.

    Comment se fait la contamination?

    La contamination se fait comme pour les autres métaux lourds par l'alimentation.

    LE NICKEL

    piles3.JPGDes études ont montré que des animaux mâles de laboratoire, exposés à des doses élevées de nickel, ont vu leur capacité de reproduction réduite par suite de sa toxicité sur les spermatozoïdes. Le nickel pose de plus en plus des problèmes d'allergies et d'eczéma.

    Comment se fait la contamination?

    La contamination peut se produire lorsque l'on mange fréquemment des aliments cultivés sur un sol fortement pollué par le nickel. Le nickel s'accumule en effet dans des cultures et sa concentration dans les légumes peut être jusqu'à 50 fois supérieure à celle du sol. Environ 10% du nickel présent dans la nourriture est absorbé par l'organisme.

    LE MANGANÈSE

    Une intoxication chronique au manganèse via de l'eau contaminée se traduit par des atteintes neurologiques graves.

    Conclusions

    Les trois premiers métaux lourds sont donc reconnus comme extrêmement toxiques pour les êtres vivants (cancérigènes, mutagènes,...). Mais le nickel et le cadmium sont tout aussi toxiques (effet mutagène, problèmes de reproduction et problèmes d'allergies). Les piles mises en décharge, incinérées ou mélangées au compost, libèrent le cadmium, le mercure, le plomb, le nickel et le zinc qu'elles contiennent et contaminent notre environnement. De plus, tous ces métaux lourds sont très persistants. Ainsi le mercure d'une seule pile bouton peut contaminer 400 litres d'eau ou 1 m3 de terre pendant 50 ans.

     

     

  • Comment Recycler l'eau de pluie, c'est facile ?

     

    Je vais vous présenter la manière dont je parle à mes enfants d'économie de l'eau, afin que vous puissiez vous aussi agir chez vous.

    Tout d'abord, je les ai amenés dans la salle de bain, l'endroit où ils consomment essentiellement l'eau, et je leur ai raconté très simplement son cycle naturel.

    Je leur ai dit qu'elle tombe des nuages comme par enchantement et ensuite, soit elle rejoint les rivières en glissant sur le sol, soit elle s'enfonce dans les mystères de la Terre, où elle traverse les roches, et là, elle rejoint les nappes phréatiques.

    Celles-ci sont des sortes de rivières souterraines où l'eau se purifie et où les hommes, ensuite, vont la puiser, car elle est généralement très propre, pour l'amener à nos robinets.

    Ensuite, je leur ai expliqué l'importance de l'eau. C'est elle qui permet aux carottes de pousser pour les manger, c'est encore elle qui nous désaltère quand on a soif après avoir bien couru et qui nous lave après avoir bien joué dans le sable...

    Bref, sans s'en rendre compte, on utilise l'eau plein de fois par jour, alors peut-on imaginer vivre sans elle ? Non ! Donc il faut la protéger.

    Enfin, je leur ai parlé de la situation actuelle et leur ai annoncé que, malheureusement, les hommes ont tellement mal utilisé l'eau pendant des dizaines d'années que les rivières en ont de moins en moins et que les nappes phréatiques sont de plus en plus polluées.

    Alors, voilà quelques conseils utiles :

    • retenir au maximum l'eau du robinet pour qu'elle ne parte pas trop vite dans les égouts ; 

    • se laver le corps mais aussi laver la maison avec les produits les plus naturels possibles.

    Cela étant dit, vous pouvez maintenant leur montrer, toujours dans la salle de bain, comment on utilise un robinet. On l'ouvre et on le ferme tout de suite après avoir mouillé la brosse à dents, et on ne l'ouvre pas à fond mais à petit filet, quand on se lave les mains.

    Ou encore, montrez-leur comment utiliser la fameuse chasse à double bouton.

    Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin, vous leur proposez de fabriquer ensemble un récupérateur d'eau rigolo, avec des pots de yaourt et de la paille.

    Inscrivez les prénoms dessus, déposez-les sur le balcon ou la terrasse, et à chaque fois qu'ils seront pleins, ils pourront offrir cette eau à la plante que Papa a achetée à Maman.

    Elle fera encore plus de fleurs qui sentiront très bon, l'amour de la Terre, de l'eau et des hommes !

     

  • Guide pratique pour la construction et rénovation durables de petits bâtiments

    L'IBGE (Institut Bruxellois de la Gestion de l' Environnement) qui a pour mission de développer et soutenir des projets dans le domaine de l’éco-construction et des liens entre santé et environnement a publié un guide pratique de rénovation sous forme de fiches pratiques.

    Vous pouvez consulter le guide sur ce site dédié à la rénovation de bati à perpignan

    L'objectif de ce guide consiste à nourrir le questionnement des architectes et maîtres d'ouvrage et à leur donner les bases pour la conception et la mise en oeuvre de projets durables par exemple dans la réhabilitation de combles, toits, murs...

    Sur base de leurs centres d'intérêts et des principales caractéristiques du projet, il leur donne accès à un ensemble de questions et de recommandations pratiques applicables aux constructions et rénovations de petits et moyens bâtiments en Région de Bruxelles-Capitale et donc applicable en région de Perpignan aussi. A travers celles-ci, le lecteur peut identifier les enjeux de la construction/rénovation durable dans son projet, et définir ses propres réponses, sur base de celles esquissées dans le guide.

    Rappelons cependant que l'essence du projet d'architecture est la recherche de solutions spécifiques, toujours renouvelées et adaptées aux conditions locales. Les recommandations faites dans ce guide doivent donc être interprétées et contextualisées.

  • Quel Impact des piles sur l'environnement et la santé, suite ?

    Suite de la liste des effets des métaux lourds des piles sur la santé et l'environnement :

    LE CADMIUM

    Le cadmium, est un résidu d'affinage du zinc sauf dans la pile rechargeable nickel/cadmium où une des électrodes est en cadmium. Le cadmium est un puissant agent mutagène et son caractère cancérigène est probable chez l'homme. Ce qui menace l'être humain est, comme pour le mercure, une intoxication lente due à l'accumulation continue de cadmium dans l'organisme.
    Une exposition continue de l'homme à ce métal lourd, qui s'accumule principalement dans les reins, finit par provoquer une insuffisance rénale chronique. Cette accumulation élève également la tension artérielle, avec risque d'infarctus du myocarde et d'artériosclérose. De hautes concentrations peuvent provoquer des déformations du squelette, des troubles du métabolisme des os. En 1956, est apparue la maladie d'Itai Itai (prononcer aïe-aïe) qui a fait de nombreuses victimes suite à la consommation de riz contaminé par l'eau des rizières polluée en cadmium.

    Comment se fait la contamination?

    piles2.JPGLes terres sont contaminées par les retombées de poussières de cadmium (provenant de la production ou l'incinération de piles). Comme pour le mercure, le cadmium s'accumule dans les chaînes alimentaires. Le cadmium contaminant les terres est absorbé par les végétaux et s'accumule principalement dans les racines. Si, en général, les aliments ne contiennent pas de quantités anormales de cadmium, il y a quand même des exceptions: viande de porc, rognon et foie de boeuf, champignons,... C'est en milieu aquatique que l'on trouve les plus fortes concentrations de cadmium. Dans les pays industrialisés, les écosystèmes les plus fortement contaminés par le cadmium sont les cours d'eau et les lacs. Il peut donc se retrouver dans l'eau potable.

    LE PLOMB

    Les symptômes de l'intoxication au plomb (ou saturnisme) sont les suivants : fatigue, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, maux d'estomac, perte d'appétit, constipation, peau pâle et, au stade plus critique, colique du plomb, c'est-à-dire crampes abdominales intenses, souvent accompagnées de nausées, de vomissements et d'une hausse de la tension artérielle. Le plomb résorbé par l'être humain est transporté par le sang vers les différents tissus et organes. La plupart du plomb suit le calcium et s'accumule principalement dans le squelette. La quantité totale de plomb accumulé augmente avec l'âge. Le plomb contenu dans l'ossature est assez stable, mais se retrouve dans un rapport d'équilibre dynamique avec le plomb contenu dans le sang. On peut constater des concentrations nocives de plomb dans pratiquement tous les tissus. Néanmoins, certains organes et tissus sont plus particulièrement sensibles à la présence de plomb, comme le sang et les organes hématopoïétiques (rate, moëlle,...); le système nerveux, les muscles et les reins.

    Comment se fait la contamination?

    L'absorption de plomb chez l'être humain a, dans des circonstances normales, principalement lieu par la nourriture ou par inhalation de gaz d'échappement. Mais elle peut également avoir lieu par absorption de poussières provenant d'incinérateurs. Le risque d'intoxication au plomb est plus élevé pour les enfants que pour les adultes, parce qu'ils mettent plus souvent leurs doigts en bouche, et qu'il peut s'y retrouver de la poussière de plomb (vieilles peintures,...).



     

  • Océans-atmosphère, un couple fusionnel

     Les acteurs de protection des océans et les défenseurs du milieu marin sont sur le pied de guerre car ils savent bien que les perturbations du climat peuvent avoir un impact sévère sur le milieu marin :

    - l'acidification des océans causée par la pollution de l'air par le CO2 semble augmenter de façon spectaculaire (+30%) et pourrait menacer la vie sur terre car 820 millions de personnes se nourrissent de la pêche
    - la multiplication des catastrophes naturelles causées par les perturbations climatiques
    - la biodiversité marine est en déclin aussi et fragilise les océans.
    Pour en savoir plus

    oceans.JPG


    Réciproquement les océans jouent un rôle fondamental dans la régulation du climat et pour préserver la vie tout court.

    Petit rappel sur le rôle écologique de l'océan :

    - L'océan agit comme un thermostat car il stocke et distribue de la chaleur ou des eaux froides partout sur le globe, par le biais des courants.
    - L'océan abrite l'ultra précieux plancton qui absorbe du dioxyde de carbone et produit plus de 50% de l'air que nous respirons...
    - En lien constant avec l'air, les nuages, la météo, l'océan participe à la plus grande réserve d'eau de la planète.

    Exposition Océans au Nausicaa

    Pour mieux comprendre les enjeux des échanges entre l'océan et l'atmosphère qui fonctionnent en binôme sur les questions climatiques, Nausicaa consacre une exposition au sujet Océans et Climat ;
    Cela fait 22 ans que Nausicaa œuvre à la sensibilisation du grand public aux enjeux des océans. A ce titre, Nausicaa fait partie des membres fondateurs de la Plateforme Océan et climat qui se sont rassemblés avec la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO pour que « les décisions de la 21e Conférence des Parties (COP) de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) [intègrent] absolument le rôle majeur de l’Océan dans la machine climatique et dans sa capacité à fournir des solutions aux défis climatiques de la planète. ».
    Comme Nausicaa, nous pensons que de nombreuses solutions pour "une société bleue" viendront des océans....

     

  • lecture d'été : les Colères du temps

     

    Voici un très bel ouvrage, richement illustré et agrémenté d’une iconographie exceptionnelle qui nous entraîne dans une épopée sur les désordres du temps et du climat. Au cœur de ce récit, entre fiction et réalité, on retrouve l’homme, cet apprenti sorcier qui tente de dompter les éléments… Bienvenue dans l’anthropocène, cette nouvelle ère où l’homme règne sur l’environnement. Face à la réalité du réchauffement climatique et à notre responsabilité avérée par les scientifiques du GIEC (voir le rapport du GIEC 2014 ici ), un autre regard, plus culturel, est il possible ?
    Que peut nous apporter la compréhension des fantasmes et des mythes climatiques à une époque où les hommes tentent d’ensemencer les nuages pour faire tomber la pluie ?

    Original sur le fond, le livre l’est aussi sur la forme, mêlant données scientifiques, historiques, extraits littéraires et affiches de films. Cette approche pluridisciplinaire s’explique par la complémentarité des deux auteurs, l’un, Farid Habdelouahab est historien d’art et commissaire d’exposition, l’autre Frédéric Denhez est journaliste spécialiste des questions environnementales, collaborateur régulier de CO2 mon amour.

    coleres.JPGExplorant archives et littérature patrimoniale, les auteurs observent l’évolution de notre représentation du temps. Et ils s’interrogent : le climat fait il « histoire » ? Y a t il des constantes, des histoires récurrentes ?
    L’histoire du climat est marquée par des cycles longs à l’intérieur desquels alternent des périodes tempérées plus ou moins chaudes ou froides. Actuellement nous sommes dans une phase interglaciaire. Il y a vingt mille ans, la glace couvrait le nord de l’Europe, la mer se trouvait 130 m en dessous du niveau actuel, la Manche n’était qu’un fleuve, alimenté par la fonte saisonnière des alpes et se déversait dans le golfe de Gascogne… Mais aujourd’hui, la hausse des températures n’a pas d’équivalent dans l’histoire et surtout elle est cent fois plus rapide que l’évolution de l’ère précédente.

    Entre science et culture, la lecture s’enrichit de mille récits, éclairages littéraires ou historiques qui éveillent notre attention. Apocalypse, arche de Noé, déluges grecs, tempêtes et millénarisme médiéval, Robinson Crusoé relu à l’aune du mythe prométhéen… On y relit aussi l’utopie de Fourier qui rêve de reboiser le Sahara en 1820. Ce même Fourier qui constate dès 1822 les dégâts causés par l’individualisme dans sa « Détérioration matérielle de la planète ». On y apprend que l’interventionnisme humain sur le climat remonte à 1891, quand le scientifique L. Gatham introduit, via des obus, du dioxyde de carbone dans les nuages pour provoquer la condensation de la vapeur d’eau et la pluie. Des expériences amplifiées après WW2 et qui se poursuivent aujourd’hui dans le plus grand secret.

    Depuis Aristote, l’homme sait que la déforestation et le déboisement modifient le climat, et l’homme est conscient de son pouvoir : en 1778, Buffon écrit déjà que s’il le désirait, l’homme pourrait « fixer » la température au point qui lui convient…
    En refermant cet ouvrage venu de la nuit des temps, je me dis que l’esprit millénariste qui revient planer régulièrement sur nos têtes, invoquant la catastrophe finale, ne fait plus assez peur à l’apprenti sorcier contemporain. Mais je sais aussi qu’une poignée d’intelligences lucides peut empêcher les dérives ; l’espoir n’est jamais vain.

    Les Colères du temps, de Farid Habdelouahab et Frédéric Denhez, Libella 2014, 29 euros. Préface d’Emmanuel Leroy Ladurie.